Le succès croissant de la cuisine véranda

Nous vivons tous à deux cent à l’heure. Contrairement à la génération de nos parents, dans les couples actuels les deux conjoints travaillent. En même temps, les possibilités de loisirs (malgré le peu d’heures libres dont nous disposons) n’ont jamais été aussi variées. C’est fou, toutes les activités passionnantes qui s’offrent à nous ! On a envie – et c’est bien normal – de profiter au maximum de nos journées en les occupant agréablement. Work hard, play hard !

Qui d’entre nous n’a pas un agenda surchargé ? Avouons qu’il faut un certain talent de jongleur pour s’en sortir et qu’au final, notre vie de famille en souffre le moins possible. Nous aimerions passer plus de temps ensemble. Mais surtout que ces heures grappillées sur notre emploi du temps soient du quality time. Le cœur de la vie de famille s’est déplacé vers la cuisine, devenue un véritable espace de vie. Pendant que les parents cuisinent et se racontent leur journée, les enfants font leurs devoirs à la grande table familiale, où tout le monde s’attablera bientôt pour manger. Ah, partager un bons repas, se poser tous ensemble, parler et écouter chacun à son tour… Voilà à quoi doit servir la cuisine, cœur battant de la maison.

Un bout de jardin à l’intérieur

Bert Dierick, gérant chez Miniflat, en est convaincu : installer la cuisine dans une véranda permet de conférer à la maison un véritable supplément d’âme. «Nous avons des clients en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, et je suis toujours frappé de voir à quel point les Belges bénéficient de terrains plus vastes que chez nos voisins, sans doute grâce à la politique d’aménagement du territoire en Belgique. Ce qui nous vaut de beaux jardins dont on peut profiter de plus en plus longtemps dans l’année, réchauffement climatique oblige. La frontière entre dedans et dehors a tendance à s’estomper : l’outdoor living n’a jamais eu autant la cote. On a envie de faire entrer un peu de jardin dans la maison, et c’est exactement ce que permet une véranda. Logiquement, on rêve d’ouvrir sur le jardin la pièce la plus importante de la maison, la cuisine.»

Dierick a aussi remarqué une autre évolution. L’ancienne génération, pour qui la maison familiale devient trop grande une fois que les enfants ont quitté le nid, a tendance à retourner vivre en ville. Une façon de se rapprocher des commerces et des services, de profiter des facilités d’un centre urbain et de ne plus devoir entretenir un grand jardin. Les jeunes ménages, en revanche, ont envie d’élever leurs enfants dans un environnement vert, et de vivre dans une grande maison avec jardin, mais pas en ville, où le logement devient inabordable. D’où le choix des jeunes générations qui reprennent volontiers la maison parentale… moyennant quelques travaux. Des transformations souvent programmés par phases successives.

L’aménagement d’une cuisine à vivre fait immanquablement partie des travaux de rénovation les plus incontournables. C’est en général l’occasion de s’offrir une cuisine plus grande – car cette pièce était souvent exiguë dans les anciennes maisons – et nettement plus lumineuse.

La lumière du jour : vitale !

La lumière a un impact énorme sur le bien-être. S’exposer le matin à la lumière du jour permet de chasser les restants de mélatonine (l’hormone du sommeil) et de nous mettre de bonne humeur pour aborder la journée avec dynamisme. La lumière naturelle stimule la synthèse de la sérotonine ou hormone du bonheur. Plus on évolue dans un environnement lumineux, mieux on se sent. Une étude américaine l’atteste : la lumière du jour permet aussi de réguler notre horloge interne (alternance jour/nuit). Non seulement on se réveille du bon pied, mais on dort aussi nettement mieux la nuit. Enfin, une autre étude a pu démontrer que la lumière naturelle améliore la concentration… et n’allons pas tricher avec de la lumière artificielle : notre cerveau n’est pas dupe !

Bref, la cuisine à vivre nous veut du bien ! C’est un endroit excellent pour l’humeur et le bien-être, pour le sommeil et l’efficacité professionnelle, les jours de télétravail.

Toutes saisons

Logiquement, la cuisine à vivre exerce une puissante attraction : les membres de la famille s’y retrouvent avec bonheur ! Et tout au long de l’année, puisque les matériaux et techniques ne cessent de s’améliorer. «Il y a encore vingt ou trente ans, la véranda servait typiquement dans l’entre-saison. On ne disposait pas de matériaux isolants comme aujourd’hui, si bien qu’il y faisait trop chaud en été et trop froid en hiver. Avec les nouveaux châssis et les vitrages à haut rendement super isolants, on peut en profiter toute l’année », souligne Dierick. « On parvient à maintenir une température beaucoup plus agréable, été comme hiver, grâce aux screens et aux pompes à chaleur. Leur fonctionnement est économique et écologique, si bien que l’on ne doit plus craindre de voir exploser la facture d’énergie à cause d’une déperdition de chaleur. Aujourd’hui, les vérandas servent absolument toute l’année.»

Nouveau modèle au show-room

Pour illustrer tous les avantages de la véranda/cuisine à vivre, Miniflat a installé une cuisine équipée dans l’un des modèles de son show-room, à Sint-Job-in´t-Goor, près d’Anvers. Il s’agit d’une construction classique avec panneaux et moulures décoratives, doubles portes ouvrant sur le jardin et toiture de style victorien. «C’est une véranda classique et un peu plus ouvragée que les autres, de celles que nous plaçons moins aujourd’hui, parce que les clients préfèrent le style contemporain, mais elle reste d’actualité», assure Dierick.

Avec une hauteur de faîtage de 4,50 m, l’impression d’espace est incroyable. Sous une telle hauteur, mieux vaut prévoir un chauffage par le sol. Si on voulait chauffer une pièce aussi haute avec de simples convecteurs, la chaleur irait se nicher sous le faîte du toit, il ferait trop frais près du sol et on gaspillerait de l’énergie. Le chauffage par le sol offre une solution idéale dans ces cas de figure. Toujours dans l’idée de réguler la chaleur ambiante, le côté de la toiture exposé au sud a été recouvert de panneaux isolants et de multiplex rainuré, ce qui permet d’éviter la surchauffe en été.

Ventiler convenablement

Une grille d’aération a été prévue dans le faîte du toit. On peut l’actionner manuellement, sans échelle. «Cela a son importance car l’air chaud a tendance à monter et il stagnerait là-haut en été» explique Dierick. «Le simple fait d’ouvrir la grille d’aération permet d’évacuer en permanence l’air chaud et de renouveler l’apport d’air frais dans la pièce.»

Pour qu’une véranda devienne une cuisine à vivre, il faut prévoir une ventilation suffisante. Car la cuisine est par excellence la pièce où l’on fait bouillir de l’eau, où l’on fait la vaisselle, où l’on fait tourner lave-linge et séchoir… «Un système de ventilation spécial est indis- pensable», insiste Dierick. «A défaut, l’air ambiant va très vite se charger en humidité. Avec un risque de condensation aux endroits les plus froids (phénomène de ponts thermiques) ou moins bien isolés. Nous conseillons donc toujours de prévoir des grilles d’aération dans les châssis vitrés. C’est un petit supplément – et un petit ajout discret – mais qui fait vraiment la différence.»

Realisation: Miniflat
Texte: Bjorn Cocquyt
Photos: INK Antwerp